
La voiture électrique s’impose progressivement dans le paysage automobile français et européen, portée par l’arrêt programmé de la vente des véhicules thermiques neufs à l’horizon 2035. Cette évolution modifie la manière de penser ses dépenses liées aux déplacements.
Là où le plein de carburant offrait un repère simple, la recharge électrique introduit plusieurs paramètres. Lieu de recharge, type de borne, puissance utilisée, consommation du véhicule ou encore variation du prix de l’électricité influencent directement le coût final.
Pour s’y retrouver, le raisonnement le plus parlant consiste à exprimer le budget en euros pour 100 km parcourus, un indicateur clair qui permet de comparer les solutions entre elles, mais aussi de les mettre en perspective avec les véhicules thermiques.
La consommation électrique, et donc le coût réel de recharge, ne repose jamais sur un seul facteur. Elle résulte d’un ensemble de paramètres techniques et d’usages qui, combinés, expliquent les écarts parfois marqués entre deux conducteurs pourtant équipés de véhicules proches.
En pratique, le coût de recharge d’une voiture électrique se situe dans une large fourchette. En 2025, il varie globalement entre 3 et 12 € pour 100 km. Cet écart peut surprendre, mais il s’explique facilement.
Recharger chez soi n’a rien à voir avec une recharge rapide sur autoroute, tant sur le plan du prix que de l’usage.
Malgré ces différences, un point ressort nettement : même dans les scénarios les moins favorables, l’électricité reste généralement plus économique que l’essence ou le gazole, surtout lorsque la recharge à domicile constitue la base des habitudes.
La recharge à domicile grâce à une borne reste la référence en matière de coût. Dans la majorité des situations, elle permet de rouler pour environ 2 à 4 € pour 100 km. Ce niveau de prix s’explique par le tarif de l’électricité en 2025 autour de 0,17 €/kWh en heures creuses et de 0,21 €/kWh en heures pleines.
En programmant la recharge la nuit, lorsque le réseau est moins sollicité, l’économie atteint souvent 20 à 25 % par rapport à un tarif de base.
Cette solution implique en revanche de composer avec le temps de charge. Selon la puissance disponible et la capacité de la batterie, une recharge complète peut durer plusieurs heures, parfois toute une nuit. Pour les habitants d’appartements ou de copropriétés, l’accès à ce mode de recharge dépend aussi des équipements disponibles et des démarches à engager.
Pour rendre ces chiffres plus parlants, quelques ordres de grandeur permettent de visualiser le budget selon le type de véhicule. À domicile, en heures creuses, les coûts moyens observés pour 100 km sont les suivants :
Une recharge complète suit la même logique. Comptez autour de 4 € pour une petite batterie de citadine, environ 7 € pour une berline compacte et entre 8 et 9 € pour un SUV doté d’une batterie plus généreuse. Ces montants donnent un aperçu très concret de l’avantage économique au quotidien.

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Les bornes publiques sont essentielles pour les conducteurs sans solution de recharge personnelle ou lors des déplacements longue distance. Leur coût se situe généralement entre 4 et 10 € pour 100 km, soit environ trois à quatre fois plus cher qu’une recharge à domicile pour un véhicule équivalent. Ce tarif intègre l’électricité, mais aussi les frais liés aux infrastructures, à la maintenance et à l’exploitation des réseaux.
La diversité des puissances disponibles explique aussi les écarts de prix. Certaines bornes délivrent une puissance modérée, d’autres atteignent des niveaux très élevés, adaptés aux arrêts courts et aux usages intensifs.
Les bornes rapides et ultra-rapides, capables de dépasser 50 kW, permettent de récupérer une grande partie de l’autonomie en 20 à 40 minutes. Elles sont devenues incontournables sur autoroute, mais aussi dans certains environnements urbains comme les zones commerciales ou les parkings publics.
Le gain de temps explique un tarif plus élevé. Dans ces conditions, le coût pour 100 km atteint fréquemment 9 à 12 €, un niveau proche de certains véhicules thermiques.
Pour limiter la facture sur les réseaux publics, certains conducteurs optent pour des abonnements. Ceux-ci donnent accès à des tarifs au kWh réduits, en échange d’un coût mensuel fixe. Cette formule peut devenir intéressante pour les gros rouleurs, tandis qu’un usage occasionnel supportera des tarifs plus élevés sans abonnement.
Les moyens de paiement évoluent progressivement : badge dédié, carte bancaire ou solutions intégrées au véhicule cohabitent selon les réseaux, avec des niveaux de simplicité variables.
La recharge en entreprise constitue un autre cas de figure. Lorsqu’une borne est mise à disposition sur le parking, le coût s’aligne souvent sur celui des bornes publiques, avec des tarifs parfois préférentiels pour les salariés. Dans certains contextes, la recharge est même offerte, notamment pour les véhicules de service, ce qui réduit encore le budget global.
Sur le plan financier, la recharge électrique à domicile revient en moyenne trois fois moins cher qu’un plein d’essence ou de gazole pour 100 km. Les véhicules thermiques affichent généralement des coûts compris entre 6 et 11 € pour la même distance, selon le carburant et le modèle. Même en intégrant des recharges publiques plus onéreuses, l’électrique conserve souvent un avantage sur l’année.
Les variations du prix de l’électricité influencent naturellement ce calcul. Ces dernières années ont montré que les tarifs peuvent évoluer, mais la France reste parmi les pays européens où le kWh demeure relativement abordable, ce qui contribue à maintenir un coût de recharge contenu.
Estimer précisément son budget de recharge suppose de croiser plusieurs éléments :
En combinant ces paramètres à vos habitudes de conduite, vous obtenez une vision réaliste du coût de recharge de votre voiture électrique, bien au-delà des idées reçues.
