
Mauvaise nouvelle pour les particuliers qui comptaient sur un coup de pouce fiscal pour s’équiper : depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, le crédit d’impôt de 500 € dédié aux bornes de recharge à domicile n’existe plus. Cette aide avait permis à de nombreux foyers de franchir le pas vers la mobilité électrique en réduisant le coût d’installation. Aujourd’hui, le contexte change et vous vous posez sans doute la question : comment rentabiliser votre projet sans ce soutien financier ?
Le crédit d’impôt pour l’installation d’une borne de recharge à domicile, souvent désigné sous l’acronyme CIBRE, n’a pas été reconduit dans la loi de finances pour 2026. Il s’appliquait exclusivement aux dépenses facturées et intégralement réglées jusqu’au 31 décembre 2025. Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, il ne peut plus être mobilisé et aucun mécanisme équivalent n’a été instauré à ce stade pour compenser sa disparition.
Vous entendrez encore parler de ce crédit d’impôt en 2026, mais uniquement pour des installations réalisées et payées avant la date butoir. La nuance est déterminante.
Pour en bénéficier encore en 2026, une seule situation est possible :
Le dispositif permettait aux particuliers de récupérer jusqu’à 500 € par borne installée, dans la limite de 75 % du coût total incluant matériel et pose. Il était accessible sans condition de revenus, que vous soyez propriétaire, locataire ou occupant à titre gratuit, pour une résidence principale comme secondaire.
La borne devait être pilotable, capable d’ajuster la puissance ou de programmer les plages de recharge, une exigence devenue obligatoire ces dernières années.
En 2024, près de 47 000 ménages équipés d’un véhicule électrique en ont bénéficié, preuve que cette aide soutenait concrètement l’équipement à domicile.

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Le dispositif est arrivé à son échéance légale le 31 décembre 2025 et n’a pas été réinscrit dans le Projet de Loi de Finances 2026, malgré des propositions visant à le prolonger jusqu’en 2027.
L’argument avancé est budgétaire : réduire la dépense publique dans un contexte de contraintes financières. Les pouvoirs publics considèrent également que le marché de la borne de recharge est désormais suffisamment structuré et que le réseau d’infrastructures, publiques comme privées, est assez développé pour ne plus nécessiter d’incitation fiscale spécifique à l’installation domestique.
Reste une interrogation soulevée par de nombreux professionnels du secteur. Selon eux, ce crédit d’impôt soutenait concrètement l’adoption du véhicule électrique et l’équipement en bornes pilotables. Sa suppression intervient alors que l’objectif de 7 millions de points de charge d’ici 2030, publics et privés confondus, figure dans la Loi de Transition Énergétique pour la Croissance Verte. La dynamique actuelle permettra-t-elle d’atteindre ce cap sans levier fiscal national dédié ?
La suppression du crédit d’impôt ne signifie pas la disparition totale des soutiens financiers. Plusieurs dispositifs restent mobilisables en 2026, sous conditions.
En 2026, votre projet d’installation doit donc être analysé différemment. Le cadre fiscal a changé, mais des solutions subsistent pour optimiser votre investissement et sécuriser votre équipement de recharge sur le long terme.
